Archives de la catégorie ‘Divers’

Le Triomphe de la mort

Publié: mars 2, 2015 dans Divers

HDA : éléments d’analyse pour l’étude de la peinture, Le Triomphe de la mort (Les squelettes jouent une danse) de F. Nussbaum, p119 in le manuel Fleurs d’encre 3ème

 

 

Contexte biographique et historique :

 

Félix Nussbaum est né en 1904 à Osnabrück en Allemagne dans une famille bourgeoise juive. En 1924il s’installe à Berlin et intègre les ateliers de peinture et de sculpture Lewin Funcke . Il est lié au courant artistique de la « nouvelle objectivité ». Après l’incendie de son atelier berlinois et l’arrivée au pouvoir d’Hitler Nussbaum émigre en France, en Suisse en 1933. Puis il s’installe en Belgique qui est envahi par l’Allemagne en 1940. Il est alors arrêté, comme tous les réfugiés juifs, par la police Belge qui l’envoie dans un camp du Sud de la France. Pendant son séjour au camp il dessine des ébauches. Il s’évade, retourne à Bruxelles où il reprend la peinture. Le 20 juin 1944 il a été déporté, avec sa femme, à Auschwitz, où il est mort.

 

Problématique : Comment ce témoignage artistique dénonce le génocide des juifs en Europe ?

 

I Description et analyse de l’œuvre :

 

  • Le lieu : une terre aride avec la carcasse d’un arbre, des ruines de murs et de maisons. C’est un décor de désolation…
  • Les personnages : des squelettes symbolisant la mort, qui jouent de la musique et dansent… Deux squelettes ne jouent pas: le joueur d’orgue de Barbarie et l’ange à la flûte. Le joueur d’orgue, déjà présent dans l’œuvre de Nussbaum, se cache le visage. Juste derrière lui le squelette habillé de noir avec des ailes blanches, l’ange de la mort, fixe le spectateur.
  • Contrairement aux autres, l’artiste est vivant….
    • Les objets :
    • au sol des objets brisés, écrasés symbolisant les arts, les sciences, les jeux, le temps et l’espace c’est-à-dire les repères fondamentaux et les plaisirs de la civilisation européenne et occidentale, anéantis par la barbarie nazie.
    • -au ciel un escadron d’avion représentant peut-être l’arrivée des forces alliées, des cerfs-volants, symboles de liberté et d’espoir…

     

    II Interprétation :

     

    Cette toile dénonce la déshumanisation des prisonniers  qui n’ont plus la volonté d’agir. Des squelettes entraînent les vivants dans une danse macabre…

    Ce n’est pas seulement un homme mais aussi une civilisation qui s’écroule, la civilisation occidentale…

    C’est une œuvre à portée universelle

     

    IV Liens avec d’autres œuvres : Si c’est un homme de Primo Lévi p118

     

     

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Personnes, Boltanski

Publié: février 20, 2015 dans Divers

http://perezartsplastiques.com/mon-musee/histoire-des-arts/christian-boltanski-personne/

Marilyn, Joana Vasconcelos

Publié: février 20, 2015 dans Divers

http://perezartsplastiques.com/2012/10/02/3eme-marylin/

Gabi Jimenez

Publié: février 20, 2015 dans Divers

Vous trouverez l’analyse de l’oeuvre ici:

http://perezartsplastiques.com/le-role-du-plaisir-dans-une-sequence-darts-plastiques-gabi-jimenez-3eme/

GUESS WHO’S COMING TO DINNER

Publié: février 16, 2015 dans Divers
GUESS WHO’S COMING TO DINNER                                                                                                       ( Devine qui vient dîner?)

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Résumé

C’est un vieux film américain de Stanley Kramer sorti en 1967 qui fait réfléchir sur les mariages interraciaux interdits à cette époque dans certains états des Etats –Unis.

C’est l’histoire d’une jeune fille blanche de 23 ans , Joey DRAYTON  ( Katharine Houghton ) qui s’apprête à épouser un médecin noir réputé mondialement John PRENTICE (Sidney Poitier )  et l’invite donc à dîner chez ses parents Matt and Cristina DRAYTON ( Spencer TRACY and Katharine HEPBURN ) à San Francisco sauf qu’elle omet de préciser à ses parents que son fiancé est noir  … ce qui va mettre mal à l’aise les parents de cette dernière dès le début du film d’autant plus que le fiancé leur annonce qu’il ne l’épousera uniquement avec leur accord.                                                                                  Les parents soi-disant libéraux ayant élevé leur fille dans le refus du racisme se trouvent dans ce film confrontés à leurs propres contradictions. C’est un véritable choc : la mère finissant par accepter mais le père restant  plus réservé.

Cette histoire d’amour touchante entre une Blanche et un Noir issus tous deux de milieu bourgeois met en lumière les préjugés, le racisme aux Etats Unis à cette époque et traite de la réalité sociale et de la situation des Noirs Américains se battant pour leurs droits civiques et dont le leader Martin Luther King fut assassiné en 1968.

Dernière apparition également du célèbre couple  (HEPBURN  – TRACY) au cinéma, l’acteur Spencer TRACY devant décéder peu de temps après le tournage.                                                                    Ce fut un gros succès au cinéma.

Au moment de la sortie du film les lois qui interdisaient les mariages interraciaux furent abolies par la Cour Suprême des Etats-Unis.

Avertissement

Publié: avril 4, 2014 dans Divers

Des enseignants et élèves ne retrouvent plus leur article. C’est normal. Pour le retrouver, taper les mots clés dans l’onglet recherche et vous le retrouverez aisément.

La colonne brisée, Frida Kahlo

Publié: avril 4, 2014 dans Divers

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Fiche 2 Frida Kahlo

HISTOIRE   DES   ARTS   :

 

DOMAINE  DE  COMPETENCE:  ARTS  DU  VISUEL!  ! ! ! 3ème!

THEMATIQUE  :  ARTS  ET  POUVOIRS  /  LES  FEMMES  DANS  L’ART

Dans  le  cadre  de  la  SEQUENCE  II  :  «Récits  d’enfance  et  Ecriture  de  soi»

 

Titre  de  l’oeuvre  :  La  Colonne  brisée

Peintre  :  Frida  KAHLO

Informations
–  Date  de  réalisation  :  1944

–  Nature  de  l’oeuvre  :  peinture

–  Technique  :  Huile  sur  toile

–  Dimension  :  40  x  34  cm

–  Lieu  de  conservation  :  Musée  de  Mexico

Biographie  de  l’artiste
Nom/prénom:  KAHLO  Frida  –  Dates  :  1907-  1954Nationalité:  mexicaine

Frida  Kahlo  est  née  au  Mexique  en  1907.  Elle

décède  d’une  pneumonie  à  l’âge  de  47  ans  en

1954.

 

«   Je   ne   suis   pas   malade.   Je   suis   brisée.   Mais   je   me   sens   heureuse   de   continuer   à

vivre,   tant   qu’il   me   sera   possible   de   peindre.   »

Frida  KAHLO

 

I/  Contexte  de  l’oeuvre  :

 

! Peint  en  1944,  cette  toile  correspond  à  l’époque  où  la  santé  de  l’artiste  se  dégrade.  Depuis

l’accident  de  bus  dans  lequel  elle  fut  très  gravement  blessée  en  1925,  Frida  souffre  de

nombreuses  séquelles.  Son  bassin,  ses  côtes  et  sa  colonne  vertébrale  on  été  cassés.  Ni  ses  longues

périodes  d’alitement,  ni  les  différentes  interventions  chirurgicales  qu’elle  a  subies  ne  la  soulage

durablement  de  ses  douleurs.  A  37  ans  elle  a  dorénavant  besoin  de  porter  à  nouveau  un  corset

orthopédique  pour  soulager  sa  colonne  et  ce  pendant  cinq  mois.  C’est  son  énième  corset…  Cette

fois  il  est  en  métal  et  non  en  plâtre.  Il  lui  reste  dix  années  de  souffrances  insoutenables  à

endurer  avant  sa  mort.

En  plus  de  cette  souffrance  physique,  Frida  Kahlo  souffre  moralement  depuis  son  mariage  en  1929

des  infidélités  répétées  de  son  époux  Diego  Rivera.  Marié,  divorcé  puis  marié  à  nouveau,  le  couple

se  déchire.

 

 

II/  Description  du  tableau

 

Description

! Le  tableau  représente  Frida  Kahlo  debout,  avec  le  corps  fendu  et  ouvert  pour  que  l’on

puisse  bien  voir  ce  qui  se  passe  à  l’intérieur.

Son  buste  est  retenu  par  un  corset  de  fer  qui  semble  l’empêcher  de  se  briser.

La  colonne  que  nous  voyons  dans  la  fente  est  une  colonne  ionique  (colonne  qui,  dans  l’Antiquité,

soutenait  les  monuments)  qui  représente  la  colonne  vertébrale.  Elle  est  brisée  à  six  endroits.

Le  personnage  est  nu  sous  le  corset.  Un  voilage  cache  la  partie  basse  de  son  corps.  Il  y  a  des

clous  un  peu  partout  sur  son  corps  :  on  peut  en  dénombrer  cinquante-six.

Ses  longs  cheveux  noirs  et  ses  sourcils  épais  mettent  en  valeur  ses  yeux  desquels  sortent  des

larmes  qui  inondent  son  visage.

! L’arrière-plan  est  composé  d’un  champ  et  du  ciel.  Les  couleurs  sont  sombres  et  se

confondent  presque.  Le  champ  est  lui-aussi  fendu  à  plusieurs  endroits,  il  est  désertique.  Le

personnage  est  peint  avec  des  couleurs  plus  vives  et  plus  chaudes  :  le  blanc  du  corset  et  du  drap,

le  beige  de  la  peau.  La  lumière  semble  venir  du  personnage  lui-même.

 

 

Analyse  formelle

! Le  tableau  est  composé  de  deux  plans  :  au  premier  plan,  Frida,  et  au  second  le  champ  et  le

ciel.

Le  personnage  est  au  centre,  il  prend  presque  toute  la  place.  Il  y  a  des  lignes  horizontales  au

second  plan,  avec  la  ligne  d’horizon  (démarcation  entre  le  ciel  et  le  champ)  et  les  fentes  dans  le

champ,  et  au  premier  plan  avec  les  quatre  lanières  blanches  du  corset.  Perpendiculairement,  il  y  a

également  des  lignes  verticales  avec  la  colonne,  les  deux  lanières  du  corset  sur  les  épaules  et  la

ligne  de  clous  qui  descend  le  long  de  ses  bras  et  jusqu’à  sa  jambe  droite.  Le  tableau  est  donc

équilibré et ordonné puisque la construction présente des lignes relativement droites et

perpendiculaires.

 

III/  Analyse  de  l’oeuvre

 

! Frida  Kahlo  présente  dans  ce  tableau  une  véritable  mise  à  nu  de  ses  souffrances  et  de  ses

sentiments.  Les  larmes  et  les  clous  symbolisent  cette  souffrance  et  cette  douleur.

! « La  colonne  brisée »  témoigne  évidemment  de  l’accident  qu’elle  subit  à  18  ans  et  des

souffrances  qu’elle  endure  depuis.  Le  choix  d’une  colonne  ionique  pour  représenter  la  colonne

vertébrale  est  symbolique  :  au-delà  de  similitude  des  termes,  la  colonne  ionique  servait  à  soutenir

les  monuments,  si  elle  se  cassait,  les  bâtiments  tombaient  également.  Frida  a  donc  voulu  montrer

que,  sa  colonne  vertébrale  étant  cassée,  sans  son  corset  elle  ne  pourrait  pas  tenir  et  elle

s’effondrait  elle  aussi.

Elle  dévoile  les  blessures  de  son  corps  en  même  temps  qu’elle  dévoile  celles  de  son  âme,  l’artiste

est  blessée  par  les  nombreuses  infidélités  de  son  époux.

! Malgré  ses  souffrances  physiques  et  morales,  Frida  reste  tête  droite,  le  regard  fier.

Soutenue  par  son  corset  elle  traverse  dignement  cet  immense  terre  de  solitude  et  d’abandon,

symbolisé  par  le  désert  à  l’arrière  plan.  On  peut  voir  également  dans  ce  paysage  le  symbole  de

l’infertilité  de  l’artiste.  Frida  ne  peut  plus  avoir  d’enfant  après  son  accident.

En  parallèle,  on  peut  voir  que  sa  féminité  est  mise  en  valeur  par  ses  seins  nus.  Elle  s’est

représentée  dotée  d’une  poitrine  séduisante  qui  contraste  avec  l’aspect  terrible  de  sa  plaie

ouverte.  Elle  veut  montrer  qu’elle  reste  femme  malgré  tout.

Enfin,  le  drap  blanc  qu’elle  porte  autour  des  hanches  fait  penser  au  saint  suaire  que  le  Christ

portait  sur  le  chemin  du  calvaire  et  qui  fut  attaché  à  la  croix  avec  des  clous  semblables  à  ceux

qui  transpercent  Fri

Atteinte  de  poliomyélite  à  l’âge  de  10  ans  puis

victime  d’un  très  grave  accident  de  circulation

entre  un  autobus  et  un  tramway  en  1925,  sa  vie

et  sa  création  artistique  seront  marquées  par

les     séquelles     de     ces     deux     événements.  Elle

commencera  à  peindre  à  l’hôpital  ,  un  miroir  au-

dessus  de  son  lit  lui  permet  de  se  voir.  Tout  au

long     de     sa     vie,     elle     subira     de     nombreuses

opérations  et  devra  porter  un  corset.

En     1928     elle     s’inscrit     au     parti     communiste

mexicain     et     milite     pour     l’émancipation     des

femmes  mexicaines.  En  1929,  elle  épouse  Diego

Rivera,  un  grand  peintre  mexicain.  Leur  histoire

amoureuse  très  tumultueuse  inspirera  aussi  un

très  grand  nombre  de  ses  peintures.